laboratoirede la pharmacie centrale des armĂ©es, qui est le seul fabricant. Depuis plus dâune semaine la pĂ©nurie perdure et aucun dĂ©lai de fourniture nâa pu ĂȘtre donnĂ©. Voici quelques exemples de rĂ©ponses, assez consternantes, apportĂ©es par certains pharmaciens aux citoyens qui tentaient de se procurer des comprimĂ©s (tĂ©moignages transmis directement Ă la CRIIRAD,
pĂ©remption Les nouveaux comprimĂ©s dâiodure de potassium sont produits par la pharmacie centrale des armĂ©es (PCA) titulaire de lâautorisation de mise sur le marchĂ© pour le compte de lâĂtablissement de prĂ©paration et de rĂ©ponse aux urgences sanitaires (EPRUS). La
Lâiodure de potassium (lâiode stable) est un antidote qui permet en saturant la thyroĂŻde dâĂ©viter quâelle fixe lâiode 131, et donc le risque de cancer de cette glande. Ces comprimĂ©s ont Ă©tĂ© interdits Ă la vente par le ministĂšre de la santĂ© en 2011 au moment de lâarrivĂ©e sur le territoire français des rejets aĂ©riens de
Vay Tiá»n Nhanh. Ă©tablissement pharmaceutique militaire français EncyclopĂ©die Un article de WikipĂ©dia, l'encyclopĂ©die libre Pharmacie centrale des armĂ©es Insigne de la Pharmacie centrale des armĂ©es. CrĂ©ation 1792 Pays France Type Ătablissement pharmaceutique militaire Fait partie de Service de santĂ© des armĂ©es Garnison Chanteau Loiret Ancienne dĂ©nomination Magasin gĂ©nĂ©ral des pharmacies Commandant PHC François Caire-Maurisier depuis 2015 modifier La Pharmacie centrale des armĂ©es PCA est un Ă©tablissement pharmaceutique militaire français rattachĂ© au Service de santĂ© des armĂ©es. Elle a pour mission principale de dĂ©velopper, produire et stocker des mĂ©dicaments de protection contre les risques nuclĂ©aires, radiologiques, biologiques et chimiques, tant pour les Forces armĂ©es que pour la population civile. Histoire La Pharmacie centrale des armĂ©es, créée entre 1792 et 1794, s'appelle Ă l'origine le Magasin gĂ©nĂ©ral des pharmacies ». Elle prend ensuite les noms successifs de Magasin gĂ©nĂ©ral des mĂ©dicaments et du laboratoire des pharmacies », Pharmacie centrale du Service de santĂ© militaire » et Pharmacie centrale de l'armĂ©e ». Elle adopte son nom actuel de Pharmacie centrale des armĂ©es » en 1973[1],[2],[3],[4],[5]. InstallĂ©e Ă sa crĂ©ation au sein de l'Ăcole militaire, Ă Paris, elle a pour premier pharmacien en chef le chimiste JĂ©rĂŽme DizĂ©. En 1903, elle dĂ©mĂ©nage aux Invalides, puis s'installe au fort de Vanves en 1931. Ce n'est qu'en 1971 qu'elle s'Ă©tablit sur un site dĂ©diĂ© le camp militaire d'OrlĂ©ans-Chanteau, dans le Loiret[1],[2],[3],[6],[7]. Missions La Pharmacie centrale des armĂ©es est chargĂ©e de produire trois types de solutions[4],[8] des antidotes contre les risques nuclĂ©aires, radiologiques, biologiques et chimiques NRBC ; des dispositifs de mĂ©decine d'urgence utilisables en environment hostile, composant la trousse individuelle du combattant » ; des mĂ©dicaments amĂ©liorant la vigilance des soldats. BoĂźte de comprimĂ©s d'iodure de potassium 130 mg fabriquĂ©s par la Pharmacie centrale des armĂ©es. Si les deux derniĂšres missions sont exclusivement d'ordre militaire, la production d'antidotes NRBC sert aussi Ă la protection de la population civile. Ainsi, la PCA dĂ©tient notamment le monopole de fabrication d'iodure de potassium, mĂ©dicament utilisĂ© en cas de contamination radioactive et distribuĂ© prĂ©ventivement aux civils vivant Ă proximitĂ© des centrales nuclĂ©aires[2],[6]. En amont, la Pharmacie centrale des armĂ©es assure des activitĂ©s de recherche et dĂ©veloppement, Ă la fois galĂ©nique et technique, l'usage militaire nĂ©cessitant des modes spĂ©cifiques d'administration et de conditionnement des mĂ©dicaments[2]. Enfin, elle est chargĂ©e de maintenir d'importants stocks de sĂ©curitĂ© d'antidotes NRBC. Le renouvellement rĂ©gulier de ces stocks conduit Ă ce que la plupart des 30 Ă 40 millions de comprimĂ©s produits chaque annĂ©e soient finalement dĂ©truits aprĂšs pĂ©remption[9],[10]. En plus de ses missions pour l'Ătat français, la PCA fournit certains pays Ă©trangers ainsi que la centrale d'achat de l'OTAN[6],[10]. Organisation La Pharmacie centrale des armĂ©es dĂ©pend de la Direction des approvisionnements en produits de santĂ© des armĂ©es DAPSA, elle-mĂȘme rattachĂ©e Ă la direction centrale du Service de santĂ© des armĂ©es DCSSA. L'Ă©tablissement peut nĂ©anmoins ĂȘtre rĂ©quisitionnĂ© par le ministĂšre chargĂ© de la SantĂ© en cas d'urgence[7],[10]. En 2019, l'usine de 4 000 m2 18 000 m2 de surface dĂ©veloppĂ©e emploie 124 personnes, dont une grande majoritĂ© de fonctionnaires civils[3],[10]. Pour garantir la souverainetĂ© de sa production, et aprĂšs avoir connu plusieurs situations de pĂ©nurie, la Pharmacie centrale des armĂ©es dĂ©cide de revoir en profondeur son circuit d'approvisionnement en matiĂšres premiĂšres alors qu'en 2013, elle se fournissait Ă 80 % en dehors de l'Europe, le rapport s'inverse en 2019[10]. Depuis 2015, la Pharmacie centrale des armĂ©es est commandĂ©e par le pharmacien en chef François Caire-Maurisier. RĂ©compense En 2005, la Pharmacie centrale des armĂ©es reçoit le prix Galien de la recherche pharmaceutique pour l'Ineurope, un dispositif d'auto-injection prĂ©rempli que les soldats s'administreront sur ordre des autoritĂ©s en cas d'attentat terrestre chimique ». Issu de dix annĂ©es de dĂ©veloppement, il contient une trithĂ©rapie agissant comme antidote contre les neurotoxiques organophosphorĂ©s de guerre, comme le sarin, le soman, le tabun ou le VX[2],[6],[11],[12]. RĂ©fĂ©rences â a et b JĂ©rĂŽme DizĂ©, pharmacien en chef du premier Magasin gĂ©nĂ©ral des pharmacies », dans Revue d'histoire de la pharmacie, 1965 lire en ligne, p. 411-418. â a b c d et e L'usine militaire d'antidotes », sur 1er septembre 2011. â a b et c Les apports de la pharmacie centrale des armĂ©es face au risque terroriste NRBC », Service de santĂ© des armĂ©es,â mars 2017 lire en ligne. â a et b La Pharmacie centrale des armĂ©es de l'approvisionnement de mĂ©dicaments simples Ă la fabrication de formes innovantes adaptĂ©es aux besoins opĂ©rationnels », Service de santĂ© des armĂ©es,â mars 2018 lire en ligne. â Le premier pharmacien-chef de la pharmacie centrale de l'armĂ©e JĂ©rĂŽme DizĂ© », Revue d'histoire de la pharmacie,â 1949 lire en ligne. â a b c et d Dans les coulisses de la Pharmacie des armĂ©es », sur 31 mars 2018. â a et b Coronavirus un site militaire du Loiret en 1Ăšre ligne pour approvisionner l'hĂŽpital de campagne de Mulhouse », sur 20 mars 2020. â Le sauvetage au combat, au service du blessĂ© de guerre », ASNOM,â dĂ©cembre 2014 lire en ligne. â La Ministre des ArmĂ©es Florence Parly en visite Ă la Pharmacie Centrale des ArmĂ©es Ă Chanteau », sur 31 janvier 2020. â a b c d et e PlongĂ©e dans la fabrique Ă antidotes de lâarmĂ©e française », sur 26 aoĂ»t 2019. â Prix Galien France â Les laurĂ©ats » [PDF], sur â Protection NRBC », sur 13 septembre 2016. Lien externe L'Ă©volution stratĂ©gique de la pharmacie centrale des armĂ©es », sur 22 juin 2016.
Date de l'autorisation 24/02/2009 Cliquez sur un pictogramme pour aller directement à la rubrique le concernant. Groupes génériques Ce médicament n'appartient à aucun groupe générique Composition en substances actives Présentations > plaquettes polyamide aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimés Code CIP 3016647 ou 3400930166475 Déclaration de commercialisation 18/11/2019 Cette présentation n'est pas agréée aux collectivitésPrix libre, médicament non remboursable > plaquettes polyamide aluminium PVC-Aluminium de 10 comprimés Code CIP 3922065 ou 3400939220659 Déclaration de commercialisation 01/06/2009 Cette présentation n'est pas agréée aux collectivitésPrix libre, médicament non remboursable Service médical rendu SMR Pas de SMR disponible pour ce médicament Amélioration du service médical rendu ASMR Pas d'ASMR disponible pour ce médicament Autres informations cliquer pour afficher Retour en haut de la page
Ă la suite de lâincendie de la centrale ukrainienne de Zaporijjia en mars et Ă une forte demande en pharmacie, le gouvernement roumain avait enclenchĂ©, au printemps, une distribution gratuite de comprimĂ©s par le biais des mĂ©decins traitants pour les personnes de moins de 40 ans Ă prendre au signal des autoritĂ©s. AprĂšs les rĂ©cents combats autour de la centrale, il a relancĂ© sa campagne, recommandant Ă la population de se fournir en pastilles dâiode le plus rapidement possible ». Le gouvernement roumain, qui a aussi envoyĂ© prĂšs dâun million de doses Ă la Moldavie voisine, tente dans le mĂȘme temps de rassurer la population. Pas fantĂŽme de TchernobylCâest une campagne de prĂ©vention qui Ă©tait dĂ©jĂ prĂ©vue en cas dâincident nuclĂ©aire dans les centrales qui se trouvent plus Ă proximitĂ©, en Roumanie, en Bulgarie et en Ukraine, dont celle dâUkraine du Sud prĂšs de MykolaĂŻv », assure Petre Min, ingĂ©nieur nuclĂ©aire Ă la Commission nationale pour le contrĂŽle des activitĂ©s nuclĂ©aires CNCAN.Câest pour rassurer et montrer que la situation est sous contrĂŽle », confirme Raluca Zoitanu, mĂ©decin traitant Ă Bucarest et prĂ©sidente de la FĂ©dĂ©ration des mĂ©decins de famille. Sauf que⊠cela a eu lâeffet inverse les patients ont paniquĂ© et cela a saturĂ© nos lignes », reconnaĂźt la mĂ©decin, qui explique quâil nây a pas de danger vu la distance Ă laquelle se trouve la centrale de Zaporijjia, distante de 800 km de la Roumanie et de 700 km de la Moldavie.Selon cette mĂ©decin, les Roumains gardent en mĂ©moire la distribution gĂ©nĂ©ralisĂ©e dâiode aprĂšs lâaccident de la centrale de Tchernobyl en avril 1986, situĂ©e Ă 600 km de la frontiĂšre On voyait cette distribution comme une solution miracle, mais elle a Ă©tĂ© vaine puisque le rĂ©gime communiste nous a informĂ©s trop tard, le nuage radioactif Ă©tait dĂ©jĂ passé⊠» DâaprĂšs les Ă©tudes locales menĂ©es sur lâimpact de la catastrophe en Roumanie, le taux de radioactivitĂ© nâaurait pas mis en danger la santĂ© de la population. Aujourdâhui, Raluca Zoitanu estime que le comprimĂ© est utile dans le cas dâun accident plus proche ».Des simulations de nuages radioactifsCoordonnateur du service des urgences nuclĂ©aires, Petre Min surveille de prĂšs les activitĂ©s autour des centrales en Ukraine et Ă©value les consĂ©quences radiologiques dâun possible accident. Alors que les simulations de nuages radioactifs en cas de catastrophe Ă Zaporijjia se multiplient, notamment en Russie et en Ukraine, et sont partagĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, il tient Ă mettre en garde Ces simulations peuvent ĂȘtre sujettes Ă des interprĂ©tations erronĂ©es, car nous ne connaissons pas les donnĂ©es sur lesquelles elles sont fondĂ©es. De plus, elles montrent la trajectoire du nuage, pas lâimpact sur la santĂ© que celui-ci produit. »Avec son Ă©quipe du CNCAN, il a rĂ©alisĂ© des analyses sur la base de plusieurs scĂ©narios possibles », prenant en compte les donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques. DâaprĂšs leurs rĂ©sultats, mĂȘme avec un vent fort venu du nord-est, le taux de radioactivitĂ© serait minime en Roumanie et en Moldavie. Certes, des incertitudes demeurent, reconnaĂźt lâingĂ©nieur, mais selon nos prĂ©visions la longue distance est un facteur de sĂ©curitĂ© pour la Roumanie et la Moldavie. » Reste Ă en convaincre les populations concernĂ©es.
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